2026-05 - WEC - TotalEnergies 6h de Spa
Le Championnat du Monde d’Endurance FIA WEC 2026 avait débuté sous le signe du renouveau et de la revanche. Après une saison 2025 dominée par Ferrari et sa 499P, sacrée chez les constructeurs comme chez les pilotes, Toyota avait frappé fort dès l’ouverture du championnat en reprenant les commandes au Qatar. Grâce à la TR010 Hybrid #8 de Buemi / Hartley / Hirakawa, le constructeur japonais s’était immédiatement repositionné comme référence de la catégorie Hypercar, tandis que BMW confirmait les progrès entrevus en 2025 avec sa M Hybrid V8 profondément revue durant l’hiver.
Ferrari restait néanmoins l’équipe à battre. Double vainqueur à Imola et Spa l’année précédente et toujours portée par ses équipages expérimentés, la firme de Maranello abordait la Belgique avec l’ambition de reprendre l’ascendant avant le grand rendez-vous des 24 Heures du Mans. Derrière les favoris, la hiérarchie semblait plus ouverte que jamais : Cadillac poursuivait sa montée en puissance avec Team JOTA, Alpine espérait confirmer ses progrès aperçus à Fuji en 2025 et Aston Martin continuait le développement spectaculaire de sa Valkyrie V12, devenue l’une des attractions du plateau Hypercar. Cette édition 2026 marquait également l’arrivée officielle de Genesis Magma Racing, nouveau constructeur sud-coréen venu enrichir un championnat plus compétitif que jamais.
À un mois des 24 Heures du Mans, les TotalEnergies 6 Heures de Spa-Francorchamps représentaient une répétition générale grandeur nature. Le tracé ardennais, avec ses enchaînements rapides, ses dénivelés mythiques et sa météo toujours imprévisible, reste l’un des terrains d’expression favoris des équipes d’endurance. Entre Eau Rouge, Raidillon, Pouhon ou Blanchimont, chaque relais permet de révéler les qualités d’un prototype : équilibre aérodynamique, gestion des pneumatiques, vitesse de pointe et capacité à gérer le trafic. Avec un plateau Hypercar réunissant pas moins de 14 constructeurs en 2026, la tension montait dans les Ardennes belges où chaque détail pouvait déjà orienter les ambitions mancelles. Devant plus de 100.000 spectateurs, l’ambiance confirmait une nouvelle fois la montée en puissance du FIA WEC et l’engouement grandissant autour de l’endurance moderne.
À Spa, BMW a créé la sensation en décrochant sa première victoire au plus haut niveau de l’endurance mondiale depuis les 24 Heures du Mans 1999. Sur les terres de Team WRT, l’équipage Frijns / Rast / Van der Linde (#20) a parfaitement exploité une stratégie audacieuse pour s’imposer au terme d’une course intense marquée par quatre neutralisations. Longtemps parties hors du top 10, les BMW M Hybrid V8 ont progressivement remonté le peloton avant de verrouiller un doublé historique grâce à une défense héroïque de Kevin Magnussen dans la #15 face aux Ferrari et Toyota lancées à l’attaque.
Derrière le doublé bavarois, Ferrari limite les dégâts avec la troisième place de la #50 après une course compliquée par un problème d’écrou de roue lors d’un arrêt au stand. Toyota échoue au pied du podium tandis qu’Aston Martin signe le meilleur résultat de la Valkyrie en FIA WEC avec une superbe quatrième position. Genesis inscrit également ses premiers points en Hypercar seulement pour sa deuxième apparition dans la discipline. À l’inverse, Alpine et Peugeot quittent Spa avec d’immenses regrets : António Félix da Costa est parti à la faute alors qu’il luttait pour le podium, tandis que la Peugeot #94 de Jakobsen a vu sa course compromise après un spectaculaire accrochage dans le trafic LMGT3.
Cette manche belge a confirmé une chose : à quelques semaines des 24 Heures du Mans, aucune hiérarchie n’est figée. BMW arrive en confiance après un succès historique, Ferrari demeure une menace constante, Toyota reste dans le match et plusieurs constructeurs semblent désormais capables de jouer la victoire. Plus que jamais, la route vers Le Mans s’annonce ouverte, intense et imprévisible.
The 2026 FIA World Endurance Championship began under the sign of renewal and revenge. After Ferrari’s dominant 2025 campaign with the 499P (crowned both Manufacturers’ and Drivers’ World Champion) Toyota struck back immediately by taking victory in Qatar. Thanks to the #8 TR010 Hybrid driven by Buemi / Hartley / Hirakawa, the Japanese manufacturer re-established itself as a benchmark in the Hypercar category, while BMW confirmed the progress shown during 2025 with a heavily revised M Hybrid V8 developed over the winter.
Ferrari nevertheless remained the team to beat. Following victories at Imola and Spa the previous season, the Maranello marque arrived in Belgium determined to regain momentum ahead of the legendary 24 Hours of Le Mans. Behind the favourites, the hierarchy appeared more open than ever : Cadillac continued its rise alongside Team JOTA, Alpine hoped to confirm the encouraging pace shown at Fuji in 2025 and Aston Martin kept developing its spectacular Valkyrie V12, one of the stars of the Hypercar field. The 2026 season also marked the official arrival of Genesis Magma Racing, the new South Korean manufacturer joining an increasingly competitive FIA WEC grid.
One month before the 24 Hours of Le Mans, the TotalEnergies 6 Hours of Spa-Francorchamps represented a full-scale dress rehearsal. The legendary Ardennes circuit, with its high-speed sections, dramatic elevation changes and unpredictable weather, remains one of endurance racing’s ultimate proving grounds. Through Eau Rouge, Raidillon, Pouhon and Blanchimont, every stint reveals the strengths and weaknesses of a prototype : aerodynamic balance, tire management, top speed and traffic handling. With no fewer than 14 manufacturers competing in Hypercar in 2026, the tension was building rapidly in Belgium as every lap already carried major implications for Le Mans. In front of more than 100,000 passionate fans, Spa once again demonstrated the growing popularity and momentum of modern endurance racing.
At Spa, BMW delivered the surprise of the season by securing its first outright victory in top-level endurance racing since the 1999 24 Hours of Le Mans. On home soil for Team WRT, the #20 trio of Frijns / Rast / Van der Linde executed a bold strategy to perfection in a race shaped by four safety car interventions. Starting outside the top 10, both BMW M Hybrid V8s steadily climbed through the order before sealing a historic one-two finish, helped by a defensive masterclass from Kevin Magnussen in the #15 against charging Ferrari and Toyota rivals.
Behind the Bavarian one-two, Ferrari limited the damage with third place for the #50 crew despite a costly wheel nut issue during a pit-stop. Toyota narrowly missed the podium, while Aston Martin achieved the Valkyrie’s best-ever FIA WEC result with an impressive fourth position. Genesis also scored its first Hypercar points in only its second appearance in the championship. By contrast, Alpine and Peugeot left Spa full of frustration : António Félix da Costa crashed out while battling for the podium, while Peugeot’s #94 lost ground after a dramatic incident in LMGT3 traffic.
The Belgian round confirmed one thing : with Le Mans approaching rapidly, the hierarchy remains far from settled. BMW heads to La Sarthe full of confidence after a historic breakthrough victory, Ferrari remains a constant threat, Toyota is firmly in contention and several manufacturers now appear capable of fighting for glory. More than ever, the road to Le Mans promises to be open, intense and unpredictable.
2025-05 - WEC - TotalEnergies 6h de Spa
Le Championnat du Monde d'Endurance FIA WEC 2025 avait débuté sous le signe de la domination rouge. Ferrari, avec sa 499P, avait remporté les deux premières manches de la saison : d'abord au Qatar, sur le circuit de Losail, puis à Imola, en Italie. À Losail, le trio Fuoco / Molina / Nielsen (#50) avait mené Ferrari à un triplé historique, plaçant également les voitures #83 et #51 sur le podium.
À Imola, c'était au tour de l'équipage #51 de Giovinazzi / Calado / Pier Guidi de briller, en s'imposant devant BMW et Alpine, offrant ainsi à Ferrari une victoire sur ses terres. Cette performance renforçait la position de la marque au Cavallino Rampante en tête du championnat, mais entraînait également des ajustements de la Balance of Performance (BoP) pour tenter de rééquilibrer la compétition.
La course de Spa-Francorchamps, troisième manche du championnat, s'annonçait donc cruciale. À un mois des 24 Heures du Mans, les équipes voyaient en cette épreuve une répétition générale. Le circuit belge, avec ses virages emblématiques comme l'Eau Rouge et Blanchimont (et sa météo souvent capricieuse, mais pas pour cette édition qui fut particulièrement ensoleillée durant les 3 jours) offrait un terrain d'essai idéal pour tester les stratégies, la fiabilité des voitures et la gestion des pneumatiques. Les enjeux étaient multiples : engranger des points précieux pour le championnat, affiner les réglages en vue du Mans et observer l'impact des nouvelles BoP sur les performances des différentes équipes. Des constructeurs comme Toyota et Porsche espéraient ainsi profiter de cette manche pour inverser la tendance et contester la suprématie de Ferrari. La tension montait donc dans les Ardennes, où chaque tour de piste pouvait révéler de nouvelles dynamiques et redistribuer les cartes avant le grand rendez-vous sarthois.
À Spa, Ferrari a signé un triplé historique en s’imposant pour la troisième fois consécutive cette saison. La #51 s’est imposée après une lutte acharnée face à l’Alpine #36, dans une course marquée par des rebondissements, une stratégie audacieuse et des batailles à couper le souffle. La #50 complète le doublé Ferrari, tandis que Toyota et Cadillac signent de belles remontées. En LMGT3, Ferrari s’impose également face à Ford au terme d’un duel qui a rappelé les grandes heures du GT. Ce rendez-vous belge a confirmé que la hiérarchie peut encore bouger avant Le Mans…
The 2025 FIA World Endurance Championship had commenced with a dominant display from Ferrari. The Italian marque secured victories in the first two rounds : initially in Qatar at the Losail circuit, followed by a home triumph in Imola. In Qatar, the #50 crew of Fuoco / Molina / Nielsen led Ferrari to a historic 1-2-3 finish, with the #83 and #51 cars completing the podium.
At Imola, the #51 team (Giovinazzi / Calado / Pier Guidi) delivered a stellar performance, clinching victory ahead of BMW and Alpine, much to the delight of the home crowd. These consecutive wins solidified Ferrari's lead in the championship standings but also led to Balance of Performance (BoP) adjustments aimed at leveling the playing field.
The upcoming race at Spa-Francorchamps, the third round of the season, was poised to be pivotal. With the 24 Hours of Le Mans just a month away, teams viewed this event as a critical rehearsal. The Belgian circuit, renowned for its iconic corners like Eau Rouge and Blanchimont provided an ideal testing ground for strategies, vehicle reliability and tire management. Multiple objectives were at stake : securing valuable championship points, fine-tuning setups for Le Mans and assessing the impact of the new BoP measures on team performances. Manufacturers such as Toyota and Porsche aimed to capitalize on this round to challenge Ferrari's dominance. As anticipation built in the Ardennes, each lap at Spa promised to unveil new dynamics and potentially reshape the championship narrative ahead of the marquee event at Le Mans.
At Spa, Ferrari secured a third consecutive victory in spectacular fashion. The #51 overcame early setbacks to triumph in a fierce battle with Alpine’s #36, while the #50 completed a Ferrari one-two. Strategic calls, on-track duels and packed grandstands made this race one to remember. In LMGT3, Ferrari came out on top against Ford in a thrilling revival of a historic rivalry. The stage is now set for a legendary shodown at Le Mans.